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Discernement

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Samedi 18 juillet, des renforts de gendarmerie sont venus prêter main forte à la brigade bagnéraise pour « s’assurer de la tranquillité des résidents et des vacanciers ». Il est vrai qu’il y avait eu quelques dérapages dans notre ville en début d’été, avec une poussée de violence inquiétante chez quelques jeunes - connus pour la plupart - qui se contentaient auparavant de faire pétarader leurs engins à deux roues plus que de raison.Une descente de gendarmes ponctuelle un samedi soir, ça ne règle pas grand-chose, c’est juste pour rassurer les habitants. Dissuasion, répression, l’arsenal ordinaire des autorités. Le côté prévention, par contre, ne semble pas faire partie de leur vocabulaire, et c’est bien regrettable. La police de proximité reste une chimère. Les éducateurs de rue, un mythe. Aller à la rencontre de ces jeunes, leur parler, écouter leurs besoins, leur donner quelques moyens de s’investir positivement dans la vie de la ville, ce serait contribuer à l’éradication de cette p…

Score sans appel

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Pas très sportive l’attitude du maire de Bagnères. Mauvais perdant, mais surtout mauvais stratège. Il claque la porte du conseil communautaire en criant au complot en pleine élection des vice-présidences, laissant le champ libre à son opposition et aux maires « adverses ». Au final, sa majorité se retrouve presque nue… L’opposition Bagnères Ensemble obtient trois vice-présidences (C. Abadie, J. Robbé, F. Roux). Les élus des villages présideront six commissions sur dix.Quelle déconfiture !Il est vrai qu’il a eu, au début, de quoi être contrarié : la présidence tant désirée lui est passée sous le nez. Crime de lèse-majesté, le prétendant au titre ne récupérait pas le trône castellien. Jacques Brune, conseiller municipal de Baudéan, l’emportait à une écrasante majorité… Aussitôt après, deux vice-présidences ont échappé à l’un de ses adjoints, peut-être mal choisi. N’est pas sélectionneur qui veut… C’en était trop. Claude Cazabat présente alors sa face sombre, menaçant la communauté de…

Marseillaise ou Bagnéraise ?

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La Dépêche laisse entendre, dans son article relatant le 1er conseil municipal à Bagnères, que le fait de terminer la séance par une Marseillaise n’a pas été du goût d’un élu écologiste de l’opposition. De fait, celui-ci n’est pas le seul à s’interroger sur les motivations à clôturer ainsi un conseil. Claude Cazabat, qui se veut « le maire de tous les Bagnérais » et se verrait bien président de la CCHB, n’est tout de même pas celui de tous les Français ! A notre connaissance, par ailleurs, aucun événement national soulevant une grande émotion collective - un attentat, l’explosion d’une centrale nucléaire, un match France-Angleterre…- ne justifie le fait de se rassembler symboliquement autour d’un chant patriotique.   C’est la seconde fois que le maire utilise notre hymne de façon inappropriée  et confiscatoire. Lors de sa dernière réunion publique, déjà, il avait conclu en faisant entonner la Marseillaise à l’assemblée. « Aux armes, citoyens » Contre qui fallait-il donc s’armer ? Cont…

Qui pour présider la CCHB ?

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Notre pays a une tradition jacobine bien ancrée. Il a fallu attendre les années 80 pour parler décentralisation, mais l’espace accordé aux collectivités reste limité. Elles sont en liberté surveillée, sous le regard paternaliste de l’Etat et de ses représentants locaux, les préfets.La constitution de 1958 donne des pouvoirs presque sans limites au président, en réduisant le rôle du parlement à celui d’une chambre d’enregistrement, et en faisant du Premier ministre un simple exécutant révocable. Ce sur-mesure a été créé pour Charles de Gaulle, dans un moment difficile pour notre pays, quand les gouvernements successifs de la IVe République s’efforçaient en vain de freiner les aspirations légitimes à l’indépendance de nos colonies. La guerre d’Algérie s’est terminée en 1962, mais l’homme « providentiel » est resté et sa constitution aussi.Les présidents, ensuite, se sont succédés dans des circonstances moins dramatiques. Beaucoup ont parlé de la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs lé…

Laissons-le vivre et grandir

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Un blog. Trois semaines d’existence. Une dizaine d’articles et autant de dessins. Plus de 3300 vues.Pendant un mois, nous avons écrit et dessiné sur des thèmes traitant de l’actualité locale, le plus souvent en lien avec les élections. Il s’agissait, pour les deux du BEC que nous sommes, de faire entendre notre voix sans contrainte. Nous étions poussés par l’urgence, l’enjeu était grand. Le BEC avait une chance de passer de la théorie à la pratique, de mettre en œuvre quelques-unes de ses idées phares. Transition écologique et participation citoyenne pouvaient figurer parmi les priorités de l’action municipale.Quelques voix ont manqué. Bagnères ensemble devra se contenter de six sièges d’opposants.Pour nous, ce n’est pas un retour à la case départ. Les résultats nationaux des élections municipales montrent bien que, dans la plupart des grandes villes, les enjeux écologiques sont devenus le centre des préoccupations d’une majorité d’habitants. Les villes moins importantes restent à …

Deux pour le prix d'un

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LE BEC EST MORT, VIVE LE BEC.Soir de défaite électorale pour Bagnères Ensemble. 174 voix d'écart - à la fois beaucoup et si peu. Bras gauche de cette alliance, le BEC remercie avec ferveur toutes celles et tousceux qui ont cru en lui et l'ont soutenu lors de cette si longue et si particulière campagne, celles et ceux qui ont compris que seule cette fusion avec une liste modérée pouvait permettre d'échapper à six ans de grisaille et faire souffler sur la ville un vent nouveau.Aux autres, à celles et ceux qui l'ont taclé, dénigré, renié, vilipendé, trahi alors même qu'ils étaient proches de ses idées, à celles et ceux qui ne se sont pas déplacés pour faire nombre, aux médias qui l'ont ostracisé, à celles et ceux qui vont beaucoup s'ennuyer durant six ans dans cette vieille ville... nous ne disons rien. Nous avons gagné la bataille des esprits. Nous sommes fiers de ce que nous avons fait. Nosidées qui semblent irréalistes sont les évidences de demain. Plus uti…

Vous lirez bien un petit dernier ?

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Allez, un dernier petit billet pour la route, avant les élections.Une route qui pourrait être interminable. Six ans en marche arrière, ou au mieux en carafe sur un accotement, ce serait long. Notre ville, déjà en grande souffrance, ne s’en remettrait peut-être pas. Il faut changer de motorisation, troquer notre diesel poussif pour une énergie propre du futur.Il y avait une réunion publique de Bagnères ensemble, jeudi soir. On y a senti un élan, une volonté de travailler ensemble sur des projets novateurs, en impliquant le plus possible les citoyens bagnérais. Des gens intelligents, d’horizons divers. Différents, mais semblant voler en formation serrée vers une destination commune, une ville dynamisée, plus chaleureuse, plus accueillante, plus sobre. Une ville tournée vers l'avenir. C’est réconfortant.A un moment, une personne, dans la salle, a fait remarquer que la tête de liste prenait beaucoup de place, ce qui préjugeait mal d’un fonctionnement participatif à venir, au sein de l…